Les inquiétudes concernant la peste Ebola augmentent


Depuis que la peste Ebola en République démocratique du Congo a été reconnue par l’OMS comme une urgence de santé publique d’importance internationale, le nombre de personnes infectées et tuées continue d’augmenter et la peste se propage de plus en plus. En Ouganda également, d'autres cas sont apparus. C'est pourquoi tant l'OMS que les autorités sanitaires congolaises se sont montrées très préoccupées. Selon eux, le risque de propagation de la peste dans et autour de l'État est élevé, tandis que le risque de pandémie est faible.

Bien qu'il n'existe aucun traitement autorisé ni vaccin contre la variante à l'origine de l'épidémie actuelle, Bundibugyo, certains médicaments peuvent être prêts à être testés à moyen terme. Cependant, même si le processus est le plus rapide possible, il faudra des mois pour atteindre la population.

«La région où se sont produits les premiers cas vit dans un état de guerre, ainsi que ses environs.»

En effet, l'état de la population est l'un des plus grands obstacles à la lutte contre l'épidémie : la région où les premiers cas se sont produits vit dans un état de guerre, ainsi que ses alentours. De grands groupes de personnes se déplacent à tout moment des endroits les plus dangereux vers des endroits potentiellement plus sûrs et ont des conditions de santé précaires. Les professionnels des institutions et des services de santé ont beaucoup de mal à s'y rendre et à s'y faire soigner, et ils craignent qu'il y ait plusieurs personnes infectées et tuées à l'insu des services de santé. Même dans un premier temps, quatre semaines se sont écoulées depuis que les services locaux ont eu connaissance du premier cas, jusqu'à ce que les responsables des maladies infectieuses l'apprennent.

Il leur est donc très difficile de mener à bien les tâches prioritaires que sont la prévention, le diagnostic, l'identification des personnes infectées, les soins aux malades et les enterrements sûrs.

Réduction des aides

À tout cela, les autorités sanitaires congolaises mettent en garde contre une réduction de l'aide internationale. En effet, l’année dernière, le gouvernement des États-Unis a décidé de suspendre le financement de l’OMS et des organismes d’aide humanitaire, dont l’USAID. Cela a rendu les services congolais encore plus vulnérables face à l'urgence.

« Le monde est dans une situation pire qu’avant la pandémie de COVID-19 pour faire face aux risques de pandémie et arrêter les épidémies. »

Enfin, l’équipe internationale de prévention des pandémies GPMB a également publié un rapport qui révèle que le monde est dans une situation pire qu’avant la pandémie de COVID-19 pour faire face aux risques de pandémie et arrêter les épidémies. Il souligne que le problème est avant tout une crise sociale, c'est-à-dire la disparité entre les pays et les groupes les plus riches et les plus vulnérables. C'est pourquoi il proclame que la justice sociale est indispensable, car le risque de pandémie est élevé : en 2024, l’OMS a détecté deux fois plus d’urgences sanitaires qu’en 2015.

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