La surface brûlée par les incendies en Europe pourrait tripler à l'avenir

La réduction des émissions et le renforcement de la gestion sont absolument essentiels pour éviter que les incendies futurs ne deviennent plus fréquents et plus forts.


Le changement climatique devrait entraîner à l'avenir des conditions environnementales de plus en plus sèches, chaudes et venteuses, ce qui pourrait entraîner une augmentation significative de la superficie des zones brûlées par les incendies en Europe.

La saison des incendies de cette année a durement frappé l'Europe. Selon le Système européen d'information sur les incendies de forêt (EFFIS), au 12 août 2026, 550 000 hectares avaient été brûlés dans l'Union européenne. Ce chiffre est 2,5 fois supérieur à la moyenne de l'époque.

«Les résultats montrent clairement que la réduction des émissions de gaz à effet de serre d'origine humaine joue un rôle crucial dans la prévention des incendies.»

Dans une étude, des estimations futures de la surface brûlée par les incendies ont été faites en tenant compte de différents niveaux d'émissions de gaz à effet de serre d'origine humaine. Dans un scénario à faibles émissions et avec une augmentation de la température de 1,8 °C, la surface brûlée en Europe augmenterait de 39 % par an d'ici la fin du siècle. Une augmentation de la température de 3,6 °C due à des émissions élevées entraînerait une augmentation de 192 % de la surface brûlée en cas d'incendie. Dans les deux cas, les incendies deviendraient plus fréquents et plus dangereux dans la région méditerranéenne, ainsi que dans l'ouest et le centre de l'Europe. Même les zones qui ont connu jusqu'à présent peu d'incendies ne seraient pas à l'abri du danger.

Les résultats montrent clairement que la réduction des émissions de gaz à effet de serre d'origine humaine joue un rôle crucial dans la prévention des incendies. Mais en plus de cela, la recherche a également introduit une deuxième approche qui analyse l'impact des actions humaines sur la prévention et la capacité d'extinction des incendies. On estime que l'amélioration de la gestion des incendies permettrait de réduire la surface brûlée de 92 % avec une augmentation de la température de 1,8 °C et de 72 % avec une augmentation de 3,6 °C.

Les auteurs affirment que les récents incendies en France montrent qu’il n’est pas possible d’extrapoler à partir des expériences passées et qu’il est absolument essentiel de réduire les émissions et de renforcer la gestion pour éviter que les incendies futurs ne deviennent plus fréquents et plus forts.

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