Les rivières dans lesquelles vit le castor européen stockent 26 % de carbone en plus
Une étude menée par l'université de Birmingham a montré que les barrages de castor européens (Castor fiber) accumulent 26 % de carbone en plus par an dans ces zones du fleuve. Ce carbone s'accumule principalement dans les sédiments et le bois mort submergé et pourrait être stocké pendant 30 ans. En outre, l'effet du barrage aide à remplir les aquifères et à purifier l'eau.
En effet, le castor construit les barrages en coupant les branches, les arbustes et les petits arbres et les stabilise avec de la boue, des pierres et des sédiments du fleuve lui-même.
«Le carbone s'accumule principalement dans les sédiments et le bois mort et pourrait être stocké pendant 30 ans.»
Cette structure ralentit la vitesse de l'eau et crée une zone remplie d'eau en amont. En ralentissant le courant, le matériau organique, comme les feuilles, les restes végétaux et le bois mort, s'accumule et reste dans les sédiments. Cette zone devient ainsi un réservoir de carbone efficace.
Une solution basée sur la nature
L'étude a été menée pendant un an dans le bassin du Rhin, en Suisse, sur une partie de la rivière de 800 mètres où se trouvent les castors depuis 2010. Les flux de carbone entrant et sortant du système ont été mesurés en trois points de la rivière : avant l'endroit où se trouvent les barrages, à l'intérieur de la zone modifiée par les castors et en aval. Les résultats ont été rendus publics.
Selon les chercheurs, la conclusion est à prendre en compte dans les solutions climatiques basées sur la nature. Ils avertissent également que le castor européen ne doit pas être confondu avec le castor américain (castor canadensis), qui peut produire des effets beaucoup plus grands en dehors de son champ naturel et non au profit.
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