Les mouvements écologistes locaux sont la clé de la conservation globale de la biodiversité
Selon une étude publiée dans Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), les mouvements et groupes socio-écologiques locaux jouent un rôle essentiel dans la conservation globale de la biodiversité. L'étude, menée par une équipe internationale de chercheurs dans le cadre de l'Évaluation du changement transformateur IPBES et basée sur les données de l'Atlas de la justice environnementale (EJAtlas), a montré que, bien que beaucoup d'entre eux ne soient pas reconnus, les luttes locales contre les industries polluantes sont essentielles pour protéger les biodiversité les plus vulnérables de la planète.
L'étude a montré que ces mouvements regroupaient des peuples autochtones, des organisations paysannes, des groupes de citoyens, des communautés de base et des organisations sociales et environnementales locales, et qu'ils s'attaquaient aux menaces environnementales causées par les secteurs économiques : l'exploitation minière, les combustibles fossiles, l'agriculture industrielle, la gestion des déchets
«au lieu de les considérer comme des obstacles, ils proposent de les reconnaître comme des alliés légitimes pour la conservation»
Ils affirment également que ces mobilisations sont essentielles à la réalisation des objectifs internationaux liés à la biodiversité. En effet, ils contribuent de manière significative à 13 des 23 objectifs du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal (GMGBF), en particulier ceux qui concernent la protection des écosystèmes, la restauration et la gestion durable des terres.
Parallèlement, les chercheurs ont révélé qu'un tiers de ces mouvements sont victimes de violence, de répression et de criminalisation. Ces actions répressives sont particulièrement dures dans les zones de conservation hautement prioritaires et dans le Sud mondial, en particulier en Afrique et dans les Amériques.
Pour conclure, les chercheurs ont proposé trois points pour soutenir les mouvements et augmenter leur impact. D'une part, reconnaître qu'au lieu d'être perçus comme un obstacle par les États et les organismes internationaux, il s'agit d'un allié légitime pour la conservation. D'autre part, renforcer ces mouvements en leur fournissant des ressources et des réseaux d'appui. Enfin, une meilleure protection des activistes grâce à des protocoles de sécurité et à l'application des droits de l'homme. En effet, les auteurs estiment que la reconnaissance, le soutien et le renforcement des mouvements socio-écologistes augmenteraient leur capacité au profit des personnes et de la planète.
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